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Découvrez la newsletter de Mars

 

Au programme de cette newsletter :

 

Les femmes entrepreneures sont à l'honneur à l'occasion de la Journée Internationale des droits des Femmes (le 8 mars dernier) :

 

- Découvrer le rôle joué par les femmes commerçantes et productrices en Côte d'Ivoire dans l'amélioration de l'approvisionnement des marchés urbains en denrées alimentaires.

 

- Rencontre avec Aminata S qui se lance dans la création d'une entreprise d'Import/Export de papier éco-responsable à Dakar au côté du groupe Cré'Afrique.

 

- Des nouvelles du projet d'électrification solaire au Burkina Faso.

 

Retrouvez "Au fil du Si@d" 

 

En Bref : le Siad apparait dans un ouvrage scientifique sur les relations entre hommes et femmes dans l'Agriculture Familiale (pour en savoir plus et vous procurez l’ouvrage, cliquez ici) et le Siad se relance dans le financement solidaire, cette fois-ci sur Ulule ! Aidez-nous à construire un espace de travail collectif pour les entrepreneurs de Graines de Talents en cliquant ici !

Projet ULPE : l'énergie solaire au service du développement économique des zones rurales

Le projet de construction de microcentrales solaires photovoltaïques dans 10 villages du Burkina Faso progresse. Le schéma de l'unité de production d'énergie a été validé par le Comité technique du projet, marquant l'entrée dans la dernière phase de la partie bureau d'étude. Celle-ci consistera à concevoir le plan de distribution d'énergie et à élaborer les dossiers d'exécution détaillés, qui seront inclus dans les appels d'offre de fourniture et d'installation du matériel.

 

Les ULPE (Unités Locales de Production d'Electricité) auront une puissance nominale de 3 à 10 kW. Elles seront localisées  au niveau des marchés communautaires, où elles alimenteront un mini-réseau de distribution permettant de délivrer l'énergie aux opérateurs économiques.

 

En parallèle, un système combinant kits solaires photovoltaïques et batteries rechargeables sera mis en place pour alimenter les infrastructures sociales (école, poste de santé...) et les ménages qui sont situés trop loin du marché pour être raccordés directement à la centrale.

 

Sur le terrain, une conseillère d'entreprise a été recrutée pour accompagner les micro entreprises locales dans l'identification de leurs besoins en énergie et l'élaboration de plans de développement. L'objectif du projet est de connecter 100 micro entreprises au réseau électrique et d'octroyer 38 000 euros de microcrédit pour faciliter leur croissance grâce à l'accès aux services énergétiques.

 

Le concept ULPE, développé par le SIAD et ses partenaires au Burkina Faso, cherche à répondre au défi de proposer des services énergétiques modernes, écologiques et rentables aux populations isolées, pour favoriser le développement économique des zones rurales sur une base durable.

L'entrepreneure du mois : Aminata S.

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir le portrait d’une jeune entrepreneure pleine d’énergie qui se lance dans l’import/export de papier éco-responsables au Sénégal. Aminata vous présente son parcours, son entreprise et sa vision de l’entreprenariat féminin en Afrique :

 

 

«Je suis une jeune femme sénégalaise de 31 ans qui s’est lancée, il ya quelques temps, dans le pari risqué de l’entreprenariat. Pari qui s’est concrétisé, il y a peu, par la création officielle de notre société au Sénégal, MARAKISSA TRADE SARL : une structure spécialisée dans la vente en gros de papier de qualité, éco-responsable. Mais comme beaucoup de choses dans la vie, on n’arrive pas à grand-chose seul(e). Je tiens donc à travers cette interview à remercier très chaleureusement mon binôme au Sénégal M. DIAGANA MBAYE pour son travail et son soutien au quotidien. »

 

Quand on lui demande pourquoi l’import/export de papier à Dakar, Aminata nous parle de sa propre expérience mais surtout de son envie de se démarquer et de créer une offre nouvelle de produits éco-responsables : « Pendant quelques années et jusqu’à très récemment, je travaillais dans une société de négoce international, spécialiste de l’Afrique subsaharienne. J’ai beaucoup aimé et appris de cette expérience et j’ai donc été tentée de la prolonger ; certes avec une prise de risque plus importante puisque là je travaille à mon propre compte. Pourquoi le papier ? Et j’ajouterais un papier de qualité, produit dans des conditions respectueuses de l’environnement : tout simplement parce  qu’il y avait une niche à exploiter dans la mesure où de plus en plus d’entreprises sénégalaises, dans leurs achats de consommables, exigent des produits de qualité à des prix compétitifs. Or, le papier commercialisé par notre société MARAKISSA TRADE est un papier de qualité supérieure, adapté à la copie ainsi qu’à tous les types d’impression (laser, inkjet et offset) qui favorise, par ailleurs, la durée de vie des matériels utilisés, notamment des imprimantes et copieurs. »

 

Pour Aminata, il n’est pas question de se laisser décourager par les difficultés que peut représenter l’aventure de la création d’entreprise. Et encore moins parce qu’elle est une femme : « Personnellement, ma force, c’est que j’aime les défis. J’ai toujours eu un esprit combatif, optimiste aussi et ça aide beaucoup lorsqu’il est question d’entreprendre même si, et il faut le rappeler, toute personne, homme ou femme, qui se lance dans l’aventure de l’entreprenariat doit s’attendre à se trouver face à des difficultés plus ou moins importantes qu’il devra gérer au mieux. Sinon, je dirais qu’être une femme entrepreneur au Sénégal a plutôt été un atout, notamment dans mes relations avec mes partenaires et prospects sur le terrain, puisque l’homme sénégalais, à travers sa culture, aura tendance à favoriser et aider davantage les femmes. »

 

Si la création d’entreprise peut être stressante, Aminata reste confiante. Après avoir travaillé avec le Siad sur son business-plan et réalisé sa mission de terrain, son projet prend de plus en plus forme et les perspectives sont plus que prometteuses: « L’avenir semble toujours un peu angoissant pour une jeune entreprise : est-ce que je vais être dès le départ en mesure d’honorer toutes mes commandes ? Est-ce que je vais pouvoir le faire dans les délais impartis ? Vais-je pouvoir faire face à la concurrence, fidéliser mes clients ? Autant de questions qui font que parfois, je n’arrive pas à trouver le sommeil la nuit. Mais en même temps, c’est un vrai challenge et puis, je considère qu’une fois qu’on a pris la décision de se lancer dans l’aventure de l’entreprenariat, il faut aller jusqu’au bout et se donner les moyens d’atteindre les objectifs visés. Lors de ma dernière mission au Sénégal, j’ai recruté deux commerciales- stagiaires, Binta SARR et Penda Diallo. Ces deux jeunes femmes sont en ce moment en pleine prospection clientèle. J’ai grande foi en elles. Les résultats de leurs rencontres professionnelles seront autant d’éléments et d’informations intéressants pour moi, notamment pour réorienter au mieux la stratégie commerciale de MARAKISSA TRADE. Ensuite, il va s’agir essentiellement d’attirer et de fidéliser notre clientèle en répondant au mieux à ses besoins. »

 

Grâce au Siad, qu’elle a connu par le biais d’un ami qui lui est cher (Lamine S, lui-même porteur de projet au sein du Siad), Aminata a pu nourrir son projet : «  Je tiens à dire une chose : le SIAD, que ce soit son équipe organisationnelle (j’en profite pour faire une spéciale dédicace à Camille Dijon pour sa gentillesse et sa disponibilité) ou les accompagnateurs, accomplissent un travail formidable avec les différents porteurs de projets.  Bocar Kante, mon accompagnateur a, dès le départ, su m’encourager et me donner les bonnes pistes pour mener à bien mon projet. De la même manière, le groupe Cré’Afrique, à travers les échanges entre porteurs de projets et accompagnateurs pendant les réunions, est source de grande inspiration et de conseils toujours très utiles. »

 

Et pour les femmes qui souhaiteraient se lancer elles aussi dans la création d’entreprise en Afrique, Aminata n’a qu’un seul conseil : « Surtout ne pas hésiter à se lancer ! C’est une telle source d’épanouissement, une telle expérience dans les moments de joie comme dans les périodes difficiles que, quoi qu’il arrive, le jeu en vaut la chandelle. Après, elles doivent obligatoirement se donner les moyens de réussir, quitte à repousser dans le temps le lancement de leur(s) activité(s), le temps pour elles de suivre les formations nécessaires, de recueillir les informations utiles à travers des études de marché, de visites de salons professionnels ... Les femmes africaines doivent enfin savoir tirer avantage des nouvelles technologies et de la dématérialisation des relations commerciales, qui font qu’aujourd’hui elles peuvent conjuguer plus aisément leur vie de famille et leur vie professionnelle. »

 

Toute l’équipe du Siad souhaite beaucoup de bonheur et de réussite à Aminata et à son entreprise MARAKISSA TRADE. 

Mieux approvisionner le marché d’Abidjan en unissant commerçantes et productrices ivoiriennes.

Selon la FAO, la malnutrition touchait en 2008 plus de 200 millions d’africains, dont un quart d’urbains. L’exode rural concentre progressivement la population africaine dans les villes, souvent transformées en mégapoles incapables d’absorber cette main d’œuvre et de subvenir à l’accroissement des besoins alimentaires.

 

En Côte d’Ivoire (comme dans l’ensemble des pays  d’Afrique de l’Ouest), les marchés urbains d’Abidjan sont de plus en plus tributaires de l’arrière-pays. Les régions du sud-ouest, traditionnellement productrices de café et de cacao, sont ainsi devenues des zones de forte production vivrière. En réalité, c’est l’ensemble du pays qui a dû se spécialiser en zones de production afin de répondre à la demande alimentaire des villes : les cultures maraichères dans les espaces périurbains et dans les régions proches de celle d’Abidjan et les autres produits, plus résistants, dans des régions plus lointaines. Les femmes en particulier y pratiquent de plus en plus l’agriculture vivrière (maïs, riz, gombo, piment), source de revenus complémentaires dans une zone fortement touchée par l’exode rural. Mais leur activité est le plus souvent informelle et désorganisée.

 

Pour les commerçants d’Abidjan, en grande majorité des femmes chargées d’approvisionner les détaillants et grossistes sur les marchés, l’allongement des distances a changé les modes d’organisation. Il leur a fallu souvent collaborer ou se regrouper afin de parer aux contraintes nouvelles de financement et de temps qu’impose la visite de plusieurs sites dispersés, donc rester plus longtemps en brousse afin d’acheminer le maximum de produits.

 

 

C’est dans ce contexte que l’ONG Dans mes Bras a été créée en 2002, portée par sa charismatique présidente Mme Kouadio. Elle réunit aujourd’hui une centaine de commerçantes et productrices des circuits d’approvisionnement du marché d’Abobo. Son rôle : relever ensemble les défis qui se présentent aux actrices tout le long de la chaine d’approvisionnement : accès à la terre, productivité, qualité, conservation, transport, financement etc. Les solutions apportées passent ainsi par la structuration des actrices en interprofessions de productrices et commerçantes, la formalisation de leur relation (notamment la contractualisation des échanges commerciaux et des services de transport avec les autres maillons de la chaine) et une série de formations technique, comptable et bancaire afin de renforcer leurs compétences.

 

Le Siad apporte aujourd’hui à son partenaire ivoirien son expérience du développement agricole en Afrique (et en particulier du renforcement des filières et chaînes de valeur) ainsi que sa connaissance des bailleurs de fonds, en vue de renforcer durablement la capacité des commerçantes et productrices de l’ONG « Dans mes Bras » à nourrir les villes de Côte d’Ivoire.

 

 

Decouvrez la newsletter de Février

 

Au fil du si@d, votre newsletter mensuelle

 

Au sommaire du numéro de Février 2014

 

- Les clubs d'écoute communautaires démarrent au Burkina Faso : découvrer comment le Siad s'implique pour la réduction des inégalités entre hommes et femmes dans la province de l'Oudalan

 

- Les migrants du cercle de Kéniéba (Mali) s'impliquent dans le développement économique au pays : 18 projets ont été déposés dans le cadre du dispositif entrepreunarial bi-national mis en place par le SIAD et l'ARCKF.

 

- Découvrez un entrepreneur soutenu et accompagné par le SIAD : Ce mois-ci, c'est Jean-Claude qui lance sa propre marque de vêtement avec l'aide de la pépinière d'entreprise "Graine de Talents".

 

Retrouvez la newsletter ici

 

Mission de prospection au Sénégal

A l'invitation de l'association "les Patates de la Solidarité", le SIAD a effectué une mission au Sénégal du 13 au 21 décembre dernier pour visiter différents projets et organismes pouvant faire l'objet de partenariats futurs. "Les Patates de la Solidarité" est une association française qui conduit depuis plus de 14 ans la coopération décentralisée entre la ville d'Anzely (Nièvre) en France et la ville de Diofior au Sénégal. Entre...


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SSI : Retour sur la projection-débat « Mieux vivre et mieux manger en Afrique »

Samedi 16 novembre, la Mairie de Montreuil a ouvert ses portes au SIAD et aux autres associations de solidarité internationale de la ville. Depuis 2007, la troisième semaine de novembre est en effet consacrée à la promotion des actions menées par les associations qui travaillent avec le Sud. L’objectif est de sensibiliser le grand public aux enjeux qui touchent les pays du Sud comme ceux du Nord.

 

Cette période coïncide également avec la campagne Alimenterre, organisée par le Comité Français pour la Solidarité Internationale, qui vise à sensibiliser les populations au Nord comme au Sud sur les questions de droit à l'alimentation durable. La campagne est centrée autour d'un festival de films, avec des centaines de projections organisées dans toute la France, et depuis l'an dernier également à l'international.

C’est d’ailleurs ce qui a décidé le SIAD à projeter le film « Je mange donc je suis » de Vincent Bruno.

 

Court, percutant et très pédagogique, « Je mange donc je suis » revient sur la libéralisation de l’agriculture et sur les mécanismes d’exclusion des producteurs à l’échelle mondiale. La démonstration est efficace : « Un petit agriculteur africain doit vendre l’unique tonne qu’il produit annuellement au prix de 500 euros s’il veut survivre. L’européen qui produit beaucoup plus peut s’en sortir en vendant sa tonne à 200 euros. Aux Etats-Unis, on y arrive pour 150 euros. Mais au Brésil, l’agro-industrie peut le faire pour 60 euros. ». Or, les prix agricoles étant alignés sur le prix le moins cher, on comprend vite que l’agriculture familiale n’est pas du tout compétitive. La mise en concurrence d’agricultures aux modes de production inégaux soulève donc des questions : comment pouvons-nous agir ? Quelles sont les solutions viables ? C’est à ces premières interrogations que Gisèle Dabiré, notre invitée le temps d’une journée, ainsi que Pierre Cuche ont tenté de répondre à travers les actions et l’expérience d’APROSSA et du SIAD.

 

Gisèle Dabire a décrit le travail que mène son association pour soutenir les transformatrices de céréales, qui mettent sur les marchés des produits locaux de qualité. De son côté, Pierre Cuche a présenté les initiatives du SIAD pour favoriser la souveraineté alimentaire en Afrique, avec des projets qui visent à désenclaver les zones rurales et à structurer les organisations de producteurs, pour les connecter aux marchés urbains.

 

Le débat s’est construit avec la salle (plus d’une vingtaine de personnes était présentes) autour de l’accès au foncier, des périmètres rizicoles gérés par l’Etat dans la sous-région (comme l’Office du Niger) et des politiques d’appui aux filières agricoles. La problématique du foncier a particulièrement été abordée. Gisèle Dabiré nous a livré sa vision : au Burkina Faso, les terres ne reviennent pas aux femmes car cela morcelle le patrimoine, par exemple lors d’un mariage. Pourtant, sans un accès durable au foncier, sécuriser l’alimentation de la famille s’avère compliqué. Gisèle Dabiré souligne ainsi la volonté de l’Etat burkinabé de mettre en œuvre de nouvelles politiques foncières et rappelle que l’utilisation du foncier relève avant tout de l’identité culturelle. A ce titre, vouloir calquer un droit foncier sur ce qui existe en Europe serait une erreur dans la mesure où les us et coutumes locaux ne seraient pas reconnus. Au-delà de ce premier débat, Gisèle Dabiré a également postulé que « les crises avaient du bon ». Parce que la crise alimentaire de 2008, qui a vu la flambée des prix des matières premières des céréales de base (blé, riz, maïs), a contraint les consommateurs africains à se tourner vers les produits transformés locaux, Gisèle Dabiré estime que les transformatrices ont réussi à valoriser leur activité en appuyant durablement le changement d’habitudes alimentaires.

 

Dans ce contexte, la transformation des produits locaux permet de connecter les producteurs aux marchés urbains. C’est le chainon manquant qu’il faut appuyer pour redonner à l’agriculture familiale son rôle social, politique, environnemental et économique. 

Mali : valoriser les productions fruitières, une alternative à l'orpaillage ou à la migration

 

Les filières fruitières sous-développées

C’est en février 2012 que l’association des ressortissants du cercle de Kéniéba* en France (ARCKF) s’est rapprochée du SIAD. Mobilisée pour l’intégration de ses membres en France et le développement de leur territoire d’origine, elle venait de découvrir l’étude réalisée par le Conseil régional de Kayes sur les potentialités des filières mangue et orange dans le cercle de Kéniéba. Ces filières représentent un immense espoir pour la jeunesse et les femmes du cercle, en termes d'emplois et de développement économique.

 

En effet, il ressort de cette étude que seulement 10% de l’importante production fruitière du cercle est consommée ou commercialisée chaque année. Le reste est perdu. Il pourrit sous les arbres. C’est là un manque à gagner de plus de 2 Mds de FCFA pour les acteurs de la filière et les habitants du cercle, et ce alors qu’il existe un marché national, sous-régional et international important. Deux principales causes à ce gâchis : la faible structuration des acteurs des 2 filières ainsi que le fort enclavement des zones de production. Il en résulte que les producteurs, agissant individuellement, n’ont pas les moyens de commercialiser leur production sinon en bord champ. Or, les commerçants s’aventurent rarement jusqu’à eux, car le trajet est trop pénible du fait de l’état des pistes,. Seules les femmes achètent et vendent les fruits sur les marchés ruraux.

 

 

Des richesses minières mal partagées

Au sein de l’ARCKF, ce constat a fait échos à celui du climat social dégradé dans le cercle qui a conduit à plusieurs émeutes entre 2009 et 2012, et ce malgré la présence de l’industrie minière sur le territoire. Kéniéba compte 13 mines industrielles ou semi-industrielles en 2013. Il est le premier cercle producteur d’or dans un pays, le Mali, 3ème producteur du continent africain, dans lequel le commerce de l’or contribue à hauteur de 70 % des recettes d’exportations et 8 % du Produit intérieur brut (2012). Et pourtant les milliers d’emplois créés reviennent rarement à la main d’œuvre locale, souvent faute de qualification suffisante.

L’ARCKF déplore encore que cette situation force la jeunesse à migrer ou à se tourner vers l’orpaillage traditionnel, activité qui présente de nombreux risques (utilisation incontrôlée de produits chimiques, éboulement dans les mines) et conduit à de nombreux drames chaque année.

 

Un projet en forme d’alternative

L’association de migrants a donc saisi la balle au bond et s’est associée au SIAD pour lancer ce mois un projet de valorisation des filières mangue et orange qui permette au plus grand nombre, jeunes et femmes en tête, de trouver dans les filières arboricoles un emploi décent.

Le premier volet de ce projet de 3 ans (2013-2016) permettra de structurer les filières et ainsi de construire un dialogue inter acteurs qui aboutisse à un plaidoyer en direction des autorités politiques pour la prise en compte de leur voix dans les choix politiques qui concernent notamment le désenclavement. Le second volet, sur une idée originale de l’ARCKF, promeut la mise en place d’un service de collecte et commercialisation des fruits sur le modèle d’une entreprise sociale. L’entreprise, qui intégrera les acteurs de la filière à sa gestion, leur offrira le service d’une équipe véhiculée chargée du ramassage, du tri et du conditionnement des fruits puis de leur acheminement vers les marchés urbains du cercle et du pays.

Ce projet a été accueilli très positivement par le conseil de cercle qui l’a inscrit dans l’action de sa coopération décentralisée avec le conseil général du Pas-de-Calais. Le SIAD veut croire que cette engagement institutionnel assure une résonnance et une pérennité accrue à ce projet, pour qu’il favorise la transition économique de « l’après mines » à Kéniéba qui arrivera vite (une mine est exploitée en générale 8 à 20 ans).

 

Sandrine Amougou et Estelle Zoa lauréates du concours "Startup week-end Yaoundé"

Sandrine Amougou et Estelle Zoa, deux entrepreneures incubées à la pépinière d'entreprises "Graines de Talents", créée par le SIAD avec plusieurs partenaires camerounais, ont gagné les deux premiers prix de la compétition de "business model" Startup Week-end.

Ce concours international de création d'entreprise est organisé chaque année dans 478 villes sur les cinq continents. Yaoundé est la 2ème ville du Cameroun à héberger un tel événement, qui a eu lieu à l'incubateur Graines de Talent du 25 au 27 octobre. 

80 jeunes leaders se sont affrontés pendant 54h pour inventer les startups de demain.

A l'issue de ce week-end d'intense émulation entrepreneuriale, Sandrine Amougou a gagné le premier prix du jury pour son projet d'entreprise levoyageur.com, qui compte développer une plate-forme internet de vente de voyages interurbains. Estelle Zoa, quant à elle, a été lauréate pour son entreprise de stylisme "Zmey Style", qui prévoit de mettre sur le marché une ligne originale de chaussures de mode "afropéenne".

 

 

Ce prix vient aussi récompenser tout le travail effectué par l'équipe de Graines de Talents, pour accompagner les entrepreneurs dans le développement de leurs produits et leur donner le meilleur cadre de travail possible. Graines de Talents forme plus de 100 entrepreneurs par an et accompagne une trentaine de startups au quotidien.

 

Pour soutenir ces jeunes entrepreneurs qui inventent le Cameroun de demain, cliquer ici.

- Le SIAD au Gala de la Cofides Nord-Sud le 5 novembre à Paris

Le SIAD se joint à toute l'équipe de la Cofides Nord-Sud pour vous convier à

la 4ème édition de sa soirée de gala.

 

Elle aura lieu :

le 5 novembre de 19h à 23h au Comptoir Général

80 Quai de Jemmapes 75010 Paris (Métros République / Goncourt)

sur le thème : la finance solidaire au service des entrepreneurs migrants.

 

Le gala sera organisé autour d’une conférence-débat, avec :

 

Abdoulaye BA - ARCKF (Association des Ressortissants du Cercle de Kéniéba en France)

Mahamadou KHOUMA - BNDA (Banque Nationale de développement agricole au Mali)

Virginie LUCAS - AFD (Agence française de développement)

Bérangère MARAIS - ADIE (Association pour le droit à l'initiative économique)

Guillaume TOP - SIAD (Service international d'aide au développement)

 

Il sera suivi d’un concert de l'artiste malien Pedro Kouyaté. D'autres surprises sont aussi à prévoir !

 

Le gala fait partie des événements qui animeront la Semaine de la finance solidaire, organisée par Finansol du 4 au 11 novembre prochain.

 

Réservez dès maintenant cette date dans votre agenda et préinscrivez-vous ici !

Entrée sur donation: prix libre.

 

N'hésitez pas à nous contacter pour toute information complémentaire et transmettez cette invitation à votre réseau.

 

 

Pour toute question, contacter :

Fatna Messaoudia

Service de Communication 
COopérative FInancière pour le Développement de l'Economie Solidaire Nord-Sud

Tel: 33 (0)1 49 33 00 51

communication.cofides@gmail.com


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